Avez-vous constaté l’apparition de fissures sur votre habitation, peut-être dues au phénomène de « retrait-gonflement » ?

La répétition d’épisodes de sécheresse amplifie le phénomène de « retrait-gonflement », qui peut engendrer d’importants dégâts sur les bâtiments et les infrastructures. Chaque année, les communes peuvent demander à l’État la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.
Si vous constatez des dégâts pouvant être liés à ce phénomène, signalez votre sinistre avant le 31 octobre 2026 :
Dans un premier temps à votre assurance, dans les conditions prévues par votre contrat, et en l’informant que vous avez fait une demande auprès de votre commune de reconnaissance officielle en état de catastrophe naturelle ;
Dans un second temps à la Mairie, par mail à l’adresse contact@chaumontsurloire.fr en indiquant une description rapide des dégâts constatés, l’adresse de votre sinistre, vos coordonnées : nom, prénom, adresse mail et n° de téléphone, ou par courrier postal (Monsieur le maire, 81 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny 41150 Chaumont-sur-Loire).
Note : n’envoyez qu’une copie de vos documents et gardez les originaux avec vous.
Quelle sera la suite donnée à ma démarche ?
Toutes les déclarations recensées seront transmises au ministère, pour une demande officielle de reconnaissance de la commune de Chaumont-sur-Loire en état de catastrophe naturelle au titre de la sécheresse pour l’année écoulée.
Un courrier informant de la suite donnée à cette demande de reconnaissance, qu’elle soit positive ou négative, sera adressé à toute personne déclarante de l’année.
En quoi consiste ce phénomène de retrait-gonflement des argiles ?
Une partie du territoire communal est constituée de sols argileux. Ces sols possèdent la propriété de voir leur consistance se modifier en fonction de leur teneur en eau. Ainsi, en contexte humide, les sols argileux se présentent comme souples et malléables, tandis que ce même sol desséché sera dur et cassant. Des variations de volumes plus ou moins conséquentes en fonction de la structure du sol et des minéraux en présence, accompagnent ces modifications de consistance.
Ainsi, lorsque la teneur en eau augmente dans un sol argileux, on assiste à une augmentation du volume de ce sol — on parle alors de « gonflement des argiles ». Un déficit en eau provoquera un phénomène inverse de rétractation ou « retrait des argiles ». Au final, les sols « travaillent » et soumettent les bâtiments présents à des fluctuations de terrain pour lesquelles ils n’ont pas été conçus.
Le phénomène est d’autant plus amplifié que les précipitations sont rares.
Sur ce sujet, un guide « Mesures de prévention, d’adaptation et de remédiation du phénomène de retrait et de gonflement des sols argileux (RGA) dans la construction » est disponible sur le site du Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement).

